Covid : au-devant d’une crise du logement neuf en IDF

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L’impact économique du confinement et du reconfinement sur l’immobilier se traduit par une crise du logement neuf en région Ile-de-France. Le COVID-19 a, en effet, accéléré la mauvaise conjoncture que connaît actuellement le secteur du neuf dans l’immobilier. Le recul des mises en vente atteint désormais celui de la crise des subprimes en 2008.

De nouvelles attentes immobilières suscitées par le confinement

Les deux périodes de confinement que connaissent les français continuent de bouleverser les attentes immobilières des particuliers. En effet, ces périodes ont mis en évidence l’importance de se sentir bien chez soi. La sphère privée est devenue le centre des préoccupations depuis la généralisation du télétravail.

Bien que la majorité des recherches reste concentrée sur la capitale, désormais, les particuliers sont davantage désireux de s’éloigner de Paris intra-muros pour gagner la petite ou la grande couronne afin de bénéficier de plus d’espace et de gagner en qualité de vie. Les maisons individuelles sont plus que jamais plébiscitées. De plus, la présence d’un espace extérieur tel qu’un jardin, une terrasse ou un balcon font davantage partie des critères déterminants des acheteurs. 

La crise sanitaire a relancé l’attrait des particuliers pour l’achat du neuf. En effet, l’appétence des particuliers pour les programmes immobiliers neufs a redoublé en cette période de crise sanitaire. A la sortie du premier confinement, dès juin, la demande s’est considérablement accrue. Il semble qu’il en sera de même avec le reconfinement. 

Une conjoncture économique défavorable au logement neuf

Néanmoins, cette demande accrue se heurte inexorablement à une offre insuffisante face à la rareté des biens immobiliers neufs. En effet, la construction de biens immobiliers neufs n’est pas suffisamment rapide pour s’adapter aux attentes post-confinement en Ile-de-France. De plus, comme c’est le cas à chaque fois, le contexte d’élections municipales freine considérablement le lancement de nouveaux projets. 

Le recul des mises en ventes a été considérable, les permis de construire et les chantiers ont subi un coup d’arrêt de mars à fin mai. Faute d’offre, une tension grandissante pourrait s’exercer sur les prix, bien que la hausse des prix des logements neufs reste plus raisonnable que celle connue par l’ancien.

Le contexte financier des acheteurs est également source d’inquiétude dans la mesure où les besoins de financement sont bien réels. En effet, une majorité d’acheteurs sont des primo-accédants, dépendants de l’obtention d’un prêt bancaire pour pouvoir réaliser leur projet d’acheter dans le neuf. En outre, la plupart des particuliers n’ont pas augmenté leurs capacités de financement comparativement à avant le confinement malgré leur désir d’achat. Ainsi, les difficultés à obtenir un financement se font croissantes.

Entre la raréfaction de l’offre et les difficultés à obtenir un financement, une crise du logement neuf est donc bel et bien à craindre en Ile-de-France. Le dynamisme dont sauront faire preuve les promoteurs immobiliers, au premier rang desquels Interconstruction, ainsi que l’accompagnement des pouvoirs publics, avec des mesures telles que le maintien du dispositif Loi Pinel, pourraient laisser tout de même bon espoir pour une reprise en 2021 marquée par un regain du neuf.